SIOBAN, frêle princesse, en apparence si fragile, mais pourtant si forte du pouvoir de son peuple. DUFAUX nous installe de suite dans la tristesse, la noirceur d'un monde dominé par le malin. S'il existe une passerelle entre les malins, SIOBAN est la passerelle entre le monde des vivants et des morts, au moins ceux qui respectent l'être humain et la vie. Alors elle entre dans le combat, se renforce et gagne la protection de son père disparu et d'une confrérie discrète (les Gardiens du Pardon), dans l'ombre, mais si efficace. Le dessin de ROZINSKI me laisse un peu de marbre, mais il est aussi "viellot" que le moment décrit et finalement assez adapté à la période. la mélancolie nous accompagne dans ce 1er tome, où une mère et une fille se retrouvent après avoir été si éloignées. Leur fragilité edst émouvante, elle est aussi le signe d'une vie qui ne veut pas plier sous le joug du vilain. Ah ce BLACKMORE, quelle gueule !!! SIOBAN découvre son destin, mais comprendra-t-elle le sens de la Complainte et du Combat qu'elle porte par sa famille ? A suivre dans le tome 2. Belle ambiance, bons débuts.
On retrouve dans cette série l'ambiance héroic-fantasy de Thorgal grâce aux dessins de Rosinski mâtinée des contes et légendes de sorcelleries qui plaisent tant à Dufaux. Dans ce premier tome on découvre la jeune Sioban au moment du remariage de sa mère qui s'interroge sur son passé et son destin. Histoire très bien racontée, suspens bien mené et le talent de Rosinski, ce permier tome est à lire absolument.