Résumé de la série : L'auteur évoque les expériences familiales, dans la macrobiotique ou de vie communautaire, avec comme toile de fond l'épilepsie de son frère aîné. Mélanges de souvenirs et de visions oniriques.
Oeuvre difficile que cet Ascension du Haut-Mal. L'ayant lue à peu près en une fois, je ne me souviens plus de tous les détails de chaque volume, si un est meilleur que l'autre, alors je vais en parler dans son intégralité. Ce n'est pas exactement de la BD, plutôt un roman illustré. Le noir et blanc est superbe, et l'édition sur papier épais rend la lecture extrêmement agréable.
Bon l'histoire... C'est David B. qui raconte sa vie avec le point de vue presque omniprésent de la maladie de son frère, épileptique. Voilà.
Comme pour d'autres auteurs-dessinateurs, on pourrait penser que certaines illustrations sont plus des peintures que des dessins de BD. Mais ici elles prennent leur sens grâce au texte, elles le supportent et le transcendent. En ce sens le format BD est finalement le meilleur pour cette oeuvre un peu atypique : ni roman ni film ni BD, mais tout à la fois.
Ca se lit très vite et très bien, en restant sombre et désenchanté. Mais c'est un bonheur que de suivre les émotions que David B. nous fait partager, son humour également. A découvrir, à lire.
Chronique pas gai de l'enfance confrontée à la maladie.
Les dessins et le noir et blanc conviennent très bien à ce type de récit.
Ce qui est très bien vu, ce sont les contradictions de l'enfance fascinée par la guerre et la violence mais qui la rejette quand il la découvre dans la vrai vie, et la cruauté des enfants rejetant la différence et influencé par les préjugés des adultes.
Mais ça manque quand même un peu d'humour et d'optimisme, peut-être un peu trop réel.