Julius Antoine revient à Lyon, lieu de son enfance, car sa mère est mourante, et retrouve, des années après, sa soeur et son frère, leurs défauts et leurs complots. Cela lui rappelle une série de souvenirs qui commence à le déstabiliser. Peu à peu des allusions de son frère vont le pousser à envisager l'euthanasie de sa mère. Julius Antoine va sombrer dans le maëlstrom de sa mémoire, la maison révélant sa présence quasi-maléfique. Le deuxième album de cette série est tout aussi cruel et angoissant que le premier, Léa, mais on se prend moins au jeu. Le coté Hitchkockien du scénario échoue un peu mais il reste un album agréable, rapide, nerveux, c'est à dire en définitive presque réussi.
Le premier album de la série avait été un petit chef d'oeuvre (pourquoi petit d'ailleurs ?). Et donc tout le monde attendait une "suite" qui puisse être à la hauteur. Boum, patatras !
Cette aventure lyonnaise dans une maison "hantée" (par les souvenirs) et cette histoire de mère possessive agonisante avec un Julius qui pète les plombs en permanence font qu'on ne sait plus très bien ou on en est, ni même si l'auteur sait où il va. Mais le plus grave est qu'on s'en moque tant cette histoire nous paraît étrangère et plaquée.